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Conférence “La conscience du temps” par Dominique Gris

13 octobre 2007, écrit par laurent

« LabelPensée »                               samedi 6 octobre 2007    


Dominique Gris

« LA CONSCIENCE DU TEMPS »



A ///

Introduction             

« Il y a des gens tellement ennuyants qu’ils vous font perdre une journée en cinq minutes » Jules Renard

La motivation pour laquelle je tiens cette conférence s’explique à travers mes sources d’inspirations alliées à mes convictions qui se rapprochent de celle de Goethe : « Goethe entrevit à la lumière de sa propre expérience que l’art et la science pourraient former un jour les deux faces d’une même entité intellectuelle. La passion de la science, il le savait, tenait d’avantage à la lutte des idées qu’à l’accumulation des connaissances, et il devina aussi que les éléments adverses de certains antagonismes devaient s’interpénétrer, car chacun des deux extrêmes détient un attribut essentiel du monde intelligible, au lieu de lutter jusqu’à la mort d’un des deux camps. » in Jay Gould.

Il est tout à fait remarquable que nous sommes en présence ici d’une très belle description du conflit du fond et de la forme. Essayons d’introduire une dialectique, une sorte de troisième terme, celle qui relie le subjectif de la forme et de l’objectif du soi-disant fond, le facteur humain, sa conscience, son attention, son intention : « le temps est l’essence de l’attention » in Castaneda

Mais faisons nous une distinction claire de ces attitudes motrices de notre comportement comme « suivre sa conscience », « prêter son attention » , « avoir l’intention de » … ?
Quand dans un entretien avec Bohm, Krishnamurti dit « le temps est pensée », ne sentons-nous pas la sensation de cette prison intellectuelle où notre raisonnement sur le temps tourne en rond dans un ébat-débat ? Ne peut-on ne pas tomber dans le vortex de l’absurde s’il n’y avait pas un fondamental comme le suppose ces dialecticiens ? « Nous parlons de la vision pénétrante. En fait, la vision pénétrante est dénuée de temps. La vision pénétrante n’est pas le produit du temps – ce temps qui est mémoire, etc. Donc, il y a vision pénétrante. Cette vision échappant au temps, agit sur la mémoire, sur la pensée. De sorte que la vision pénétrante rend la pensée rationnelle, mais pas la pensée qui est basée sur la mémoire. Alors cette pensée, que diable peut-elle être ? » in « Le temps aboli »

L’association LABELPENSEE souhaite vous enrichir sur les réflexions que d’illustres humains ont exposées. Plus d’un se sont penchés sur la nécessité d’une telle démarche du savoir et l’aspect structurant de notre pensée. Ne doit-on pas allez justement à ce fondamental, et éviter la paresseuse attitude du « au diable la prise de tête » avec autant de rationalité ? Surtout sur un sujet tel que le temps dont les acceptions multiples rendent un flou artistique qui autorise des spéculations d’opinions qui n’ont de limite que le temps de l’épuisement des discours justement irrationnel.
Erwin Schrödinger, un homme très structuré mentalement et pourtant très ouvert à toute autre manière de penser autrement que dans sa spécialité de physicien avait compris « que le temps est quelque chose qui se médite plutôt qu’un objet à conceptualiser ».

N’ayons donc pas le toupet de proposer un concept nouveau du temps mais bien à regarder s’il s’agit d’un objet, ou autrement dit est-il objectivable ? Pour sauvegarder notre humilité, gardons dans le coin de l’œil la proposition du deuxième théorème d’incomplétude de Gödel disant, en langage simplifié, qu’il est vain de penser trouver une solution sur le même plan de raisonnement.

Faisons donc un point sur les concepts de temps jusqu’ici définis.


3 niveaux du temps

Passé, présent, futur : temps du sens commun qui n’en représente qu’un, le découpage d’une fixation à un repère ; il est fondé sur la mémoire d’événements différenciés. Les causes et les effets. C’est la fameuse flèche du temps.

Instant, durée, simultanéité : Attitudes psychologiques qui expriment le mouvement de la pensée.
    La conscience du mouvement de la pensée permet l’observation de déplacement, elle en déduit une durée. La conscience peut projeter une focalisation, un « arrêt sur image », elle en déduit l’instant. La conscience de manifestations en correspondance dans l’espace, donc d’une certaine durée et au même instant, permet de déduire une notion de simultanéité.

    A ce dernier concept est lié une forme de symétrie.

Notre vie, de la naissance à la mort nous impose une vue asymétrique du temps, nous ne pouvons revenir sur notre passé et notre futur est inéluctablement un vieillissement qui confirme pragmatiquement une succession de changement d’état irréversible.

    Notre conflit se situe à cette interface, physiologiquement nous croissons et nous devenons autrement d’une façon irréversible ; pourtant, psychiquement, nous sommes doté d’une conscience qui peut rassembler les mémoires du passé pour influencer notre présent et modifier notre futur, tel est le cas par exemple d’émotions fortes ou de traumatismes qui interfèrent avec notre comportement : « j’en tremble d’avance ».

    Et pourtant nos cellules se divisent, se multiplient quasiment à l’identique depuis des millions d’années : la duplication, est en elle-même une symétrie, c’est une reproduction. En terme d’individu nous sommes ontologiquement asymétrique (même notre visage !) ; en terme phylogénétique nos cellules s’accommodent très bien d’une réversibilité d’un processus biologique de l’unité fondamentale de notre structure. En effet, la cellule est capable de se reproduire à l’identique après s’être différencié à des degrés plus ou moins avancés.

    Cette contradiction d’un temps asymétrique et d’une symétrie des fonctions se retrouve au niveau de la physique comme nous le verrons plus loin quand il s’agira d’explorer le temps dans l’infiniment grand et l’infiniment petit.


Les niveaux de temps en psychologie
    La psychologie contemporaine résume ainsi ces notions du temps :

1/ Le premier niveau, commun à l’homme et à l’animal, est celui des rythmes biologiques et des réflexes conditionnés. Il ne faut pas sous-estimer l’importance de ce niveau sous prétexte qu’il ne fait qu’effleurer la conscience. Si l’on modifie, en effet, le rythme organique en modifiant son environnement, on change, du même coup, l’expérience que l’homme a du temps et qu’il exprime en des jugements conscients (expériences sous terre de longue durée). Ainsi, l’expérience consciente du temps se trouve encadrée non seulement par les connaissances vulgaires ou scientifiques, mais encore par le soubassement organique qui est structuré temporellement non moins que spatialement, comme le montre la science biologique (chronobiologie).

2/ Le deuxième niveau est celui du “ présent psychique ” ou du “ pseudo-présent ” que les psychologues ont remis en honneur à la fin du XIXe siècle. Dans ce présent, les relations de durée, de succession et de simultanéité ne sont pas seulement pensées, mais éprouvées et vérifiées. D’autre part, comme on l’a vu, c’est là que se distinguent les deux orientations opposées du passé et de l’avenir. Les dissensions sur le sens de la notion de temps proviennent des interprétations différentes qui sont faites de ce nœud de l’expérience temporelle.

3/ Le troisième niveau est celui de la réflexion qui double l’expérience du “ présent ” par la représentation objective du passé et de l’avenir et par l’estimation relative et quantitative de ces portions de temps reconnues comme absentes.


            Si la représentation du temps s’articule sur des représentations à composantes trinaires (passé, présent, futur / durée, instant, simultanéité / biologique, mentale et conscience réflexive), la difficulté à comprendre notre monde n’en ai pas moins dualiste et fondé sur l’aspect symétrique ou asymétrique des lois de la nature. Oh miroir brisé !

            La symétrie évoquée par l’éternel retour, et si agréable pour une « esthétique » ordonnée de notre monde, pourrait être rassurant sachant que l’horloger divin ne manquera pas de remonter le ressort de notre vitalité, se trouve confrontée à une chaudière chaotique dont Carnot nous fournira le premier et le second principe d’une thermodynamique annonciatrice des temps modernes –où Charlot lui-même fut brisé dans les roues d’une mécanique qui se détraque – enfin pour la citer l’entropie !


Avant de passer à ces notions de temps en physique, faisons un petit tour sur un autre arrangement du temps assez singulier définit par Enrst JUNGER.

Des concepts de temps « gigascopique » : Enrst JUNGER aborde 3 qualités de temps. Il s’agit de diviser l’Histoire en grandes périodes sous des aspects humains, aux possibilités sidérales concernant un astre terrestre :
1-    le temps cosmogonique (à structure cyclique)
2-    le temps géologique (d’une stratification exprimant la linéarité d’un processus)
3-    le temps météorologique (d’un avenir soumis à des lois « turbulentes »).

Dans « Le mur du temps », après épuisement de l’intemporalité du mouvement circulaire et de son éternel retour, aux vues de l’asymptotique accélération de la croissance humaine et de son exponentielle accumulation d’informations sur la dernière couche géologique du quaternaire, l’auteur envisage un dépassement de ces temps cycliques et linéaires en une troisième phase encore en latence, une sorte de « fin des temps ».
    Pour méditation : « Maintes fois déjà, la Terre a tiré de son fond originel des formes nouvelles. (…) Le vrai partenaire de la Terre n’est pas l’entendement avec ses plans titaniques, mais l’esprit comme puissance cosmique. » in « Le mur du temps »



A l’étude de ces concepts de temps, nous nous rendons compte que l’on peut qualifier le temps autour de paradigmes, sur des axes qui se singularisent. Le temps n’est plus vu comme une mesure de durée abstraite. Le temps contient des natures remarquables :
1/ il a une densité, une élasticité : les phénomènes s’accélèrent, ils convergent ;
2/ le temps se différencie – il y a un lever, il y a un coucher ! une naissance , une mort des particules ;
3/ enfin, le temps est mémoire active : les événements se « présentent ».
 


B ///


« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre… » La bible de Louis Segond
« ENTETE Elohim créait les ciels et la terre… » La bible de Chouraqui


RELATION DU TEMPS A L’ESPACE EN PHYSIQUE

Un espace où y’a des choses qui s’passent


Comme dans toute dissertation,  je respecterai une articulation qui reprend les éléments énoncés en fin de chapitre précédant afin de les approfondir.

1/ il a une densité, une élasticité : les phénomènes s’accélèrent, ils convergent

Que nous apprend la relativité d’Einstein par rapport à une physique newtonienne ? Dans cette dernière, le mouvement d’un corps se définit dans un espace à 3 dimensions isotropes dans un temps supposé le même pour tout observateur.
Ce que nous dit Einstein est que, en relativité générale, ces propriétés géométriques de l’espace ne sont pas indépendantes, elles sont conditionnées par la matière. La matière déforme son propre espace…quel poids ! Quelle responsabilité !


La base de cette assertion, et le plus délicat à comprendre, est que la mesure de la longueur d’un objet dépend de la vitesse du référentiel, cette distance n’est plus absolue. Plus la vitesse de celui qui mesure est grand (le référentiel) plus l’objet est petit. En conséquence « chaque corps de référence a son temps propre » in « la relativité ».
A la vitesse de la lumière, l’univers ne dure qu’un instant !
Mais cela implique aussi que dans un champ de gravitation, les rayons lumineux se courbent selon des trajectoires curvilignes, jusqu’à « tomber » sur eux-mêmes comme dans un trou noir stellaire. Le champ de gravitation en lui-même lie l’espace au temps ; l’isotropie de l’espace est respectée localement mais plus à l’échelle de l’univers, ni à l’échelle de la singularité extrême de la vitesse de la lumière où la masse devient infini comme dans le fameux trou noir.
L’autre conséquence est la remise en cause de la notion de simultanéité : « il faut penser qu’il y a un nombre infini d’espaces qui sont en mouvement l’un par rapport à l’autre. » in Einstein.
Les événements ne se passe pas dans les mêmes référentiels, ils ne peuvent communiquer entre eux que par un temps qui est imposé par celui de la vitesse de la lumière. En conséquence, notre vue sur l’univers est statique car  150 ans d’observation sur 15 milliards d’années représentent 1 sur 100 millions d’années, soit un flash de 3/10e de seconde sur l’histoire de l’univers. Si plus nous voyons loin, plus nous regardons vers le passé, en contrepartie, toute une génération d’humain ne pourra absolument pas savoir ce qui se passe à 150 années lumières de nous, car nous serons tous morts, et qui pourrait nous affecter. Notre galaxie à un diamètre de 100 000 années lumière et elle se déplace dans l’espace d’une façon apparemment corrélée, selon un spirale tournoyante, équilibre entre les forces centrifuges et gravitationnelles, telle le montre l’observation astrologique. Est-elle un système qui va se désagréger selon la 2nd loi de la thermodynamique ou se déplace-t-elle d’une manière cohérente ? Comment ? Par quelles transmission d’informations ?

Nous allons voir que la physique quantique aborde, dans sa nature même, ces questions d’échange d’informations et que la théorie thermodynamique s’occupe de leur distribution, sous forme d’évaluation de leur ordre/désordre, dans l’espace dont on sait maintenant qu’il est relié au temps



2/ le temps se différencie – il y a un lever, il y a un coucher


Si dans la relativité, les systèmes spatiaux sont séparés par le temps de la vitesse de la lumière, la physique quantique démontre une quantification intrinsèque de la constitution de notre continuum espace-temps, et qui n’en est donc plus un … de continuum !
Ainsi, l’espace mesurablement possible est formé de petites briques et le temps aussi, respectivement de longueur 10-35 mètre, et de durée 10-43 seconde.

Mais que se passe-t-il entre ces morceaux,  pas de l’espace ou du temps vide, non ! Du non-temps ou du non-espace ? Des failles pour d’autres mondes ?

La conséquence cosmologique des propriétés remarquables de la physique quantique fait que l’univers doit être vu comme vide, et ce vide comme le résultat d’une tension opposée des particules et de leur anti-particule. Ainsi, à l’échelle quantique l’espace est plat, il n’est plus courbe comme en relativité. Voilà une des oppositions entre les deux théories.

De plus, l’énergie circule par quantum, par saut, et pour Michel Cassé, « une mesure de densité est une mesure de temps ». Or les équations de transformation de particules en d’autres dans l’infiniment petit sont réversibles. Nous pouvons donc remonter le temps.
Voici une autre divergence avec les fondements de la physique relativiste.

Enfin, le comportement dual onde-corpucule , et la représentation de son état primaire appelé « fonction d’onde PSY : ψ» fait que la matière disparaît de plus en plus de la conception de notre réalité. Nous reparlerons donc de cet importante introduction de la virtualité.

Le phénomène appelé effondrement de l’onde PSY signifie « matérialisation » de particules. Ici, ce n’est plus la masse qui va influer sur le temps, mais le rôle de l’observateur. Voici ce qu’en dit Michel Cassé in « du vide et de la création » : « c’est l’observation qui donne l’existence. Etre, plus que jamais, c’est être perçu. Les êtres et les objets ne sont pas discontinus. La discontinuité* n’apparaît qu’une fois accompli l’acte de mesure, ou l’acte de connaissance. La « réalité » s’est donc dissoute dans la clarté des symboles mathématiques, comme aimait à le dire Heisenberg, et la matière s’est dématérialisé ».
(*donc temporalité quantique)

L’onde se lève, elle devient particule par la mesure ; la particule se couche, il suffit d’oublier de la percevoir !

Mais est-ce aussi réversible ? Qu’en dit la thermodynamique ?



3/ Le temps est mémoire active : les événements se « présentent »


La thermodynamique étudie le comportement de la matière dans son aspect global et en déduit des principes de manifestations. En ce qui concerne le temps thermodynamique : tout système chaotique semble se diriger irréversiblement vers une sorte d’équilibre. De l’ordre vers le désordre : l’entropie  « Comment comprendre même l’existence de l’entropie, fonction dissymétrique, par rapport au temps,  de l’état macroscopique du système, alors que l’on sait que l’évolution microscopique du matériau est symétrique ».
Ceci engendre une autre implication conceptuelle, celle de système évolutif : « le concept de devenir (la croissance de l’entropie) dépasse celui de l’être (les particules et autres objets physiques) ; l’idée d’évolution prend le pas sur celle d’exister ; Héraclite, le zélateur de la mouvance, fait oublier Parménide, le dévot de l’immobilisme. »

Evolution des systèmes, relations de cause à effet, correspondances entre les phénomènes, qui met de l’ordre dans la nature, dans tous ces événements qui « se présentent » ?


Nous entrons dans un domaine de réflexion où le détour d’analyses subtiles d’une succession de grands penseurs s’avèrent utile pour comprendre la phénoménologie du temps qui, ne l’oublions pas, semble très liée à ladite pensée !
Eh oui étonnant la différence de traduction du premier verset de la bible. « Au commencement » et « Entête ». Passage de l’objectif (distanciation) au subjectif de « dedans la tête » !

Pour ne pas se perdre dans les circonvolutions complexes de cette pensée philosophique, nous dégagerons certaines remarques qui résumerons ce chapitre sur la physique du temps :

Qui de la masse ou de l’observateur influe sur l’espace et le temps ?
L’entropie, ou son information contenue, est-elle réversible par l’impossibilité à ce jour d’un échange d’information supérieur à celui de la vitesse de la lumière ?
Qu’est-ce donc que cette densité qui capte l’information dans les trous noirs, qui semble un tissu de vide entre les particules quantiques et qui fait le chaud et le froid de nos congélateurs.


C ///

L’inversion

La révolution sur le temps au 20e siècle en physique, montre qu’il a un commencement, qu’il évolue (il n’est plus statique), il a donc une histoire et une mémoire, qu’il est fragmenté (quantique), qu’il existe une contradiction à ce jour insurmontable entre sa symétrie théorique et son asymétrie « de bon sens ».
Bon candidat au Schmilblick !


L’importance du concept de densité s’ouvre, si j’ose dire, sur le problème d’un trou noir et de savoir ce que devient la matière absorbée dans ce puit sans fond.
Le deuxième aspect de la densité concerne la longueur des ondes électromagnétiques. Une onde de haute fréquence est plus dense qu’une autre de plus basse fréquence. Puisque la matière sous forme ondulatoire l’est également sous forme corpusculaire, l’hétérogénéité du temps, ses pleins et ses vides, y est plus grande qu’on le soupçonnait.

A l’horizon d’un trou noir la matière disparaît, on appelle cela une singularité.
C’est une phase où le communément valable est mis à mal, une sorte de pli où d’autres lois font émergence.
Deleuze joue d’une image très expressive, la sortie des gonds. Le phénomène sous-jacent est une intensité des facultés de penser, une violence qui force à penser et qui la fait sortir des gonds. «  Mais qu’est-ce que les gonds, sauf la forme du sens commun qui faisait tourner et converger toutes les facultés ? » in « différence et répétition ».

Nous abordons là l’origine même du  mouvement de la pensée. « C’est pourquoi les conditions (de « l’apprendre » sont déterminées par Platon sous la forme de réminiscence, et non pas de l’innéité. Un temps s’introduit dans la pensée, non pas comme le temps empirique du penseur soumis à des conditions de fait, et pour qui penser prend du temps, mais comme temps de la pensée pure ou condition de droit (le temps prend la pensée). »

Deleuze distingue bien le temps de la pensée et un autre phénomène de nature différente (où l’apprendre est la vraie structure transcendantale) qui « introduit le temps dans la pensée, mais comme forme pure du temps vide en général, et non comme tel passé mythique… ».

Le temps vide résonne étrangement avec le temps quantique fait de brique temporelle laissant place à ….événement singulier !
Si l’on prend l’image du sablier, la singularité se situe au niveau de l’étranglement. C’est aussi une très bonne image pour rendre compte des concepts du virtuel et de l’actuel chez Deleuze. Car tout le phénomène d’inversion se situe dans ce petit schéma de 2 cônes qui s’oppose et s’inverse. Après le trou noir, la fontaine blanche cosmologique.
Voici comment s’exprime notre visionnaire mais défunt philosophe. Deleuze P.358 : « Toutes choses a comme deux « moitiés », impaires, dissymétriques et dissemblables, les deux moitiés du Symbole, chacune se divisant elle-même en deux : une moitié idéelle plongeant dans le virtuel, et constituée, d’une part, par les rapports différentiels, d’autre part, par les singularités correspondantes ; une moitié actuelle, constituées d’une part, par les qualités actualisant ces rapports, d’autre part par les parties actualisant ces singularités. C’est l’individuation qui assure l’emboîtement des deux grandes moitiés non semblables. »

Pour simplifier, l’étranglement du sablier est l’individuation qui va délimiter et souder le potentiel de la substance virtuelle à l’actualisation des idées au sein des relations spatiaux-temporelles, notre matière-espace-temps en quelque sorte.(voir concept de « perplication » qui intègre 1. la complication, 2.l’implication, 3.l’explication)

Ce nœud d’étranglement peut se nommer l’instant, toujours fuyant, mais ô combien présent !
In « Deleuze, une philosophie de l’événement » p.78 « qu’est-ce qui fait passer le présent, et meut par conséquent le temps, le faisant apparaître lui-même comme changement au lieu que ce dernier soit seulement ce qui s’effectue dans le présent ? …A l’image traditionnelle du temps comme ligne, sur laquelle vienne se juxtaposer les présents, se substitue l’idée d’un temps qui progresse en intensité, par une augmentation du nombre de ses dimensions. »… « La succession renvoie ainsi à l’actualisation d’une nouvelle dimension. »

Chaque nouvelle dimension devient une hétérogénéité supplémentaire. Il actualise l’Aion  virtuel qui se définit comme « l’instant qui ne passe pas, car en lui coïncide le futur et le passé ». Il n’y a pas de vitesse relative mais absolue qui ne dépend plus d’un espace ou d’un temps déterminé. Le temps (différent de Chronos) ne mesure plus un mouvement. « Le rapport de subordination se renverse, et c’est maintenant le mouvement qui est subordonné au temps, à son hétérogénéité, à l’infini de ses dimensions.

Ce renversement distinctif évite la simple dualité du corps et de l’esprit. « L’esprit est réellement distinct du corps, mais ne se constitue pas un ordre d’existance originairement séparé ou indépendant ; il est la sensibilité même. »… « L’esprit émerge à la surface du corps, l’esprit est l’événement dans ce qui arrive. »… « De l’esprit on ne dira donc pas qu’il existe, mais qu’il insiste à la limite du corps… ».

Ainsi la nature du temps apparaît comme complexe, hétérogène, dynamique et souple.

Qu’envisage un penseur aussi subtile que Bachelard de la dynamique du temps, de la succession des événements (concept de temps horizontal et linéaire, il voit un temps où l’instant est de nature différente, un temps vertical où le temps ne coule plus mais il jaillit) : « Mais est-ce du temps encore ce pluralisme d’événements contradictoires enfermés dans un seul instant ? Est-ce du temps toute cette perspective verticale qui surplombe l’instant poétique ? Oui, car les simultanéités accumulées sont des simultanéités ordonnées. Elles donnent une dimension à l’instant puisqu’elles lui donnent un ordre interne. Or le temps est un ordre et n’est rien autre chose. Et tout ordre est un temps. » in « L’intuition de l’instant »


Où la masse est peut-être une conscience, un observateur …

Et accusons la critique de ce même Bachelard :

p.73 : « Pour M. Bergson, l’instant n’étant qu’une abstraction, c’est avec les intervalles « d’élasticité inégale » qu’il fallait faire des rythmes métaphoriques. La multiplicité des durées est très justement évoquée, elle n’est cependant pas expliquée par cette thèse de l’élasticité temporelle. Encore une fois, c’est à notre conscience que revient la charge de tendre le canevas des instants une trame suffisamment régulière pour donner en même temps l’impression de la continuité de l’être et de la rapidité du devenir. »

« Tendre le canevas… », cela n’est pas sans rappeler la tension du vide qui représente la plus haute énergie connue de l’univers. Une question de conscience dirait-on

Dans Matière et mémoire, Bergson replace la perception dans les choses. Car l’on peut voir sans regarder, entendre sans écouter, sentir sans humer, toucher sans ressentir, manger sans goûter.

Rôle de la perception

En tant que singularité, en tant qu’individuation, nous participons à la création de notre monde. C’est notre devenir, l’hypothèse transcendantale deleuzienne d’un champ de force se confond avec le Temps. « Il faut donc non seulement relier le sens au temps, mais penser le sens comme temps, ou plutôt comme rapport de temps. » in Zourabichvili.

Cette injonction est soupçonnée chez nos physiciens car ils doutent maintenant que nous ayons affaire à un temps trivial. Klein s’exprime ouvertement : « Les théories fondamentales de demain pourraient donc naître des interrogations sur la nature du temps ».
Et à Brian Greene d’ajouter à propos de l’unification des théories des supercordes : « un tel modèle montrerait que l’espace, le temps et, par association, leur dimension, ne sont pas des éléments de définition essentiels à l’Univers. Mais plutôt, ils apparaîtraient comme des notions commodes, issues d’un état originel plus basique, atavique. ». Et le même auteur en conclusion : « …un domaine étrange et nouveau tapi sous la longueur de Planck ; un domaine où il pourrait n’exister ni notion d’espace ni notion de temps. »

A ces mots rêveurs, à la recherche d’une pureté originelle, ces théoriciens hyper matheux pourraient bien se retrouver à faire cache-cache comme l’autruche, la tête dans le sable !

Alors continuons à triturer nos méninges et la matière, avant de nous retrouver dans une négation de nous-même, et voyons des approches originales voire singulière.




D ///
Le temps des réalisations

Des émergences dans l’air : un temps à plusieurs dimensions

Les théoriciens de la physique essaye de faire des théories qui résoudraient les différents paradoxes rencontrés lors d’expériences et de prévisions théoriques.
Pour en citer quelques unes et à titre purement informationnel :
Les Cordes (ou supercorde, théorie M) ; les twisteurs ; la géométrie non commutative, la gravité quantique à boucles ; les triangulations dynamiques causales (La Recherche, sept. 2007).

Des auteurs marginaux vont même plus loin dans la présentation de leur théorie pour légitimer leurs hypothèses sur la réincarnation, le futur et son contrôle (Garnier Mallet) ou encore expliquer le déplacement dans l’espace des OVNIS et développer une synthèse générale d’une cosmologie : la relativité absolue (Eric Julien).

Sans porter aucun jugement sur les implications de leurs talentueux travaux, il est intéressant de remarquer sur quelle base de la physique leur spéculation repose

A)    Le dédoublement selon Garnier Mallet

L’auteur s’appuie sur la propriété du temps différentiel entre 2 voyageurs (de Langevin !) qui crée une relativité d’écoulement du temps. Notre double, et c’est ce que l’auteur a prouvé dans sa théorie, emprunterait les ouvertures d’un temps : « Notre vie ne serait qu’une succession d’instants perceptibles, actualisant des impulsions imperceptibles issues d’un futur expérimenté par un double dans les ouvertures d’apparence continue ».

Mais plus que la théorie exposée, ce sont les termes employés qui sont remarquables. Tout au long de cet exposé nous avons articulé le temps sur des concepts dont le maniement n’est pas toujours aisé. « Instants », « perception », « actualisation », « double » virtuel ( ?), continuité du temps et quantification.
Et l’auteur d’ajouter (p.63) « Il fallait que je change complètement ma vision des choses pour comprendre que le passé, présent, futur étaient trois réalités simultanées s’écoulant à vitesses différentes ». Deleuze l’aurait identifié comme un des différentiels qui caractérise la nature du « virtuel ». Le terme est intensif car il ramène à notre capacité perceptive : la distinction. Celle-ci est une différentiation, c’est une opération quasi-mathématique.

B ) La relativité absolue d’Eric Julien

Ici aussi nous partons de l’aspect discontinue du temps quantique et de la dynamique d’un concept de temps, le « chronon » qui est un déploiement de la nature ondulatoire de la particule. Cette unité de temps (dont la réduction conceptuelle a des caractéristiques voisines de la monade de Leibniz soi dit en passant) possede une dynamique fractale – ce qui nous rapprocherait de la théorie du Chaos également.

Le concept de déploiement du temps rejoint les études sur le déploiement du temps, sa densité donc ( cf. Costa de Beauregard); ou encore l’ordre replié et expliqué de David Bohm.

Dans sa relativité absolue, Eric Julien définit 3 temps, dont l’unité est le quantum temporel:
1. le sens du temps, relation de cause à effet, mot clé : transformation
2. la densité du temps, ou fluidité de son écoulement, au plus dense au plus nous voyageons dans le passé et le futur, mot clé : vitesse
3. le présent du temps, c’est-à-dire l’alignement des quantum selon des fréquences harmoniques, mot clé : permanence (pas de transformation).

Voyons de plus près la pertinence de cette théorie à 3 natures de temps :
 un axe causal ou flèche du temps où la transformation (quasi) irréversible des événement, soit une transition entre 2 phases où le chaos, est en sandwich entre 2 ordres qu’établit l’harmonique 3eme temps (qui suppose une symétrie : la résonance) mais fugace car poussé par la vitesse d’écoulement du 2eme temps (qui, réflexion faite, devient un passé).

Les 3 comportements du temps conçu dans ce modèle n’explique pas deux éléments essentiels de notre monde : La nature de la gravitation et la matérialité.
Pour E. Julien la conscience crée le monde (c’est le je veux , « la volonté est source causale primordiale ») et le temps est énergie, donc matière (donc Dieu, sic). And so what ? (Et après ?).

L’individu que je suis reste sur sa faim, après la brillante écriture de ces derniers auteurs (Garnier Mallet et Julien) je me sentirais comme Dieu, ma volonté (si c’est la tienne mon Dieu !) crée mon univers, et j’en gouvernerai son attribut principal, le temps, sa maîtrise…mon immortalité !


C ) Contribution impersonnelle :
temps 3 dimensions, n espace à une dimension

Commençons par la fin : ma conscience contribue à déformer l’espace-temps car elle est de même nature que la conscience universelle. Elle relie activement les fibres spatiales qui s’organisent en matière. C’est tout mon devenir qui entre en scène à chaque instant, il ouvre le rideau du théâtre de la perception en des mots Deleuzien : « La perception d’un milieu suppose en effet la contraction préalable de ses éléments… » .

Aux vues de ces triturations temporelles, l’émergence d’un temps non plus homogène mais hétérogènes prend place. Les axes du temps deviennent des paradigmes, une vision synthétique émerge. Ces axes, reliés et accouplés, seront nommés pour une facilité mathématique de la théorie des groupes, temps réflexif, temps symétrique et temps transitif.
Laissons aussi une autre aptitude du cerveau à raisonner (résonner !) en dehors de la linéarité de l’écriture.
Place au dessin !
 

MAÃŽTRISE DE SOI

7 août 2006, écrit par laurent

Celui qui commande sa propre personnalité est plus grand que celui qui s’empare d’une ville


Oubli de Soi, maîtrise de soi

Dans l’enseignement traditionnel du yoga une part importante de la pratique revient la maîtrise des sens. La conduite des chevaux d’un attelage de char est l’analogie souvent utilisée pour illustrer l fois la fougue et la puissance des sens mais aussi leur nécessaire docilité dans tous les aspects du comportement humain. Un conducteur de char dirige son attelage de façon subtile et ferme, en même temps qu’il utilise la force des animaux. Il faut un travail de patience et beaucoup de détermination pour dresser ces bêtes et les amener de l’état sauvage leur place dans l’attelage. Le cheval saura alors répondre individuellement et collectivement aux ordres du cocher.

La maîtrise des sens permet de guider l’homme vers l’attitude mesurée de la nature morale de sa vie. Sans contrôle de ses organes des sens, l’homme est livré en pâture ses propres penchants qui accroissent le désordre de sa personnalité et l’environnement dans lequel il agit. Dans la tradition du yoga, il y a 10 préceptes moraux, rangés en deux catégories :YAMA et NIYAMA. Ces règles doivent permettre ceux qui les suivent de vivre heureux en harmonie avec l’univers et avec eux-mêmes.
Dans la première catégorie YAMA, la sagesse indienne promulgue cinq ordres qui doivent permettre aux hommes de vivre en paix en société. Il s’agit de AHIMSA (la non-violence, en acte, en parole, en pensée), SATYA (dire la vérité), ASTEYA (le non-vol, ainsi que de.ne pas convoiter), APARIGRAHA (ne pas amasser plus de biens que nécessaire), BRAHMACARYA (la fidélité, la retenue et la consécration),
Dans la deuxième catégorie, on retrouve les ordres qui permettent de vivre en harmonie avec soi-même. Il s’agit de SAUCA (la propreté interne et externe), TAPAS (vivre avec ardeur, briller), SANTOSA (le contentement de soi), SAVDHYAYA (l’étude des textes sacrés, l’étude de soi), ISVARA PRANIDHANA (la dévotion Dieu personnel).

Dans la présentation ordinaire du yoga, on attribue au renoncement la possibilité d’acquérir la maîtrise de soi. Mircea Eliade dans son ouvrage "Patanjali" donne une idée intéressante de la pratique du renoncement des anciens yogis. La pratique se caractérisait par la domination de la souffrance. Ils répondaient et obéissaient des règles strictes de vies, supprimant toutes les habitudes et plaisirs. Ils se conformaient des pratiques austères dans l’isolement et l’ascèse. Ainsi l’homme s’oubliait et par l même oubliait sa souffrance. Les yogis s’infligeaient des contraintes terribles et longues, dénommées Tapas (que l’on traduit par le feu, s’embraser).

Le yoga au XXI siècle procède-il encore de cette forme de pratique pour arriver sa fin? (et quelle fin ?)

La science, au moins, nous aide adopter une nouvelle vision de la pratique et permet de distancer les anciennes méthodes. La souffrance est mieux maîtrisée, la nature est moins hostile qu’autrefois pour l’homme. Même si la souffrance morale est devenue un mal moderne, la médecine, la technologie et le modernisme ont apporté un confort plus large une plus grande population occidentale (pour le reste du monde, l’occident n’est pas prêteur).
Mais la science n’est pas la seule avoir dégagée le yoga d’une certaine forme de lourdeur de la tradition. L’oeuvre du yogi B.K.S Iyengar durant la deuxième partie du XX siècle et le début du XXIe est un facteur de changement déterminant dans l’évolution du yoga. Modernisant complètement la pratique sans perdre une goutte de l’essence de la tradition, le très célèbre yoga Iyengar garde la voie intacte pour les chercheurs de vérité. La fameuse « rigueur et précision » qui accompagne souvent la description de ce yoga, rend compte du respect des pratiquants pour la nature essentielle de la voie. Ils savent que la discipline sous-jacente du yoga ancestral n’a pas disparu. Entre la description du yoga dans l’ouvrage de Mircea Eliade et le livre « Light on life » de B.K.S. Iyengar, rien de substantiel et de fondamental n’as été perdu entre les illustres yogis anciens de l’Himalaya et notre bon maître de Pune. La version moderne qu’il nous donne du yoga nous lance résolument vers l’avenir avec l’assurance du passé.
La science a balayé les démons de la superstition, fait reculer l’impuissance de l’homme face la souffrance et a plongé la civilisation vers le confort et le temps libre. Notre maître, comme un passeur de guet, a embarqué le yoga traditionnel et lui a permis de franchir le fleuve du modernisme. Il a déposé de l’autre côté du millénaire la voie du yoga, en toute sécurité.

Quelle est donc cette nouvelle voie du yoga, puisqu’un certain nombre d’éléments anciens, maintenant inutiles, furent laissés sur l’autre rive ?
« Par l’ancienne voie, vous cherchez supprimer, obéir et vous conformer des règles de vies ». Les quelques exemples de titre de chapitres donnés dans l’ouvrage de Mircea Eliade (« la douleur universelle » ou « l’espoir est la plus grande torture ») le traduisent parfaitement, de même que les démonstrations d’ascèse, de jeûns et de mortifications encore en vigueur dans les manifestations populaires de l’Inde. « Par la nouvelle voie, vous êtes d’abord transformé par l’esprit de vérité et par la même fortifiés dans la profondeur de votre âme par le constant renouvellement spirituel de votre mental ». C’est en substance le message délivré dans le dernier livre « light on life » de Guruji. C’est également le message du travail quotidien de Prashant Iyengar dans ses cours l’institut de Pune. Par des moyens extrêmement précis de travail yogique dans la posture, et grâce une répétition incessante et généreuse, Prashant Iyengar cherche donner ses élèves venus des quatre coins du monde, les éléments nécessaires une compréhension spirituelle du travail postural. C’est un travail de « transformation ». En résonance avec l’enseignement de son père, il insiste pour que les élèves accomplissent dans la posture, avec certitude et joie la gracieuse acceptable et parfaite union divine. C’est vraiment un yoga qui fait appel aux techniques les plus fondamental du yoga, avec une dextérité mentale exigeante. Et c’est l , que nous échouons tous !. Comme le disaient Martin Heidegger « nous ne pensons pas encore ». L’utilisation du mental dans la posture permet de mesurer justement l’absence de moyens d’action mentale dont nous disposons d’ordinaire dans notre vie. Arriver légèrement déplacer les consciences de leurs habitudes est un travail presque surhumain. Mais la joie et la transformation de l’esprit ont remplacé la souffrance et la mortification.

Car, c’est notre foi personnelle dans les promesses extrêmement grandes et précieuses de Dieu qui nous garantit de recevoir en partage la nature divine. Ainsi par notre foi et la transformation de l’esprit, nous devenons en réalité des temples de Dieu. Et son esprit habite réellement en nous. B.K.S Iyengar ne dit-il pas ce sujet « Mon corps est mon temple , les asanas sont mes prières ».

Si donc l’esprit demeure en nous, nous ne sommes plus les esclaves de la chair (Prathyahara) mais les fils de l’esprit, libres et affranchis.

Le yoga de la famille Iyengar substitue la transformation réelle de la présence de l’esprit dans la posture la domination de la souffrance. L’oubli de soi dans la nouvelle pratique se produit par l’action conjuguée de l’esprit et du mental de l’homme reconnu par l’âme (Atma). La dotation de la liberté (chapitre intitulé freedom dans " light on life" ) due la maîtrise de soi, par alchimie yogique, remplace l’ancienne pratique de la peur d’être esclave de soi et de l’esclavage du renoncement soi.

Propagation des toxines du mental
Il m’a été donné en Inde de mesurer travers l’utilisation des programmes de télévision, combien les tendances naturelles de l’être humain pouvaient être la cible des directeurs de programmes. « Le cœur de l’homme, comme le disait en son temps le prophète Jérémie, est plus trompeur que tout et parfois désespérément pervers ». Combien il est facile pour l’homme de s’adonner des craintes stupides, des convoitises de toutes sortes, des plaisirs assujettissants, la méchanceté, l’envi et même une haine vengeresse. J’ai pu constater que la grille des programmes se répandait exhiber tous les vices les uns derrières les autres, tout au long des interminables heures de diffusion. Il y avait soixante-douze chaînes qui se partageaient cette tache. À force de longues heures d’écoute, je pouvais me rendre compte d’une réelle intention d’inonder d’images infernales tous les foyers connectés. Par toutes sortes de canaux et par tous les pores de la peau cathodique, tous les sujets étaient largement diffusés. Pour les craintes stupides, les films d’horreurs réalisés aux USA activaient le niveau de peur irréfléchie des sommets, qui n’ont d’égal que le nombre de films diffusés chaque jour. Les convoitises sont largement exacerbées par les films publicitaires qui coupent tous les programmes outrance, et chaque fois, le lavement de cerveau (comme le dit cyniquement M.. Le Lay * ; voir ci-dessous) opère en proposant voitures, téléphones, et autres objets indispensables. Les plaisirs assujettissants sont très bien représentés avec les clips musicaux venant de tous les horizons, les films indiens très forte suggestion érotique. – Sans parler de la promotion du tabac et de l’alcool des héros de la télé, héros modernes souvent la limite du désœuvrement. La méchanceté et l’envie sont relayées dans les films de Bollywood comme ceux d’Hollywood (sans parler de la prolifique production chinoise). Dans ces productions, un nombre incalculable de meurtres et de crimes sont commis, tous plus horribles les uns que les autres. Ce qui me trouble le plus dans cette violence souvent gratuite, c’est l’utilisation de la pulsion comme déclenchement de l’acte : on tue bout portant comme on crache par terre, sans y penser. Le luxe, l’argent et la débauche sont généralement associés aux cadres de l’action de ces films. Quant la haine vengeresse, les films de justiciers et de vengeance sont légions sans parler des images de l’actualité qui exposent sans explications, l’injustice permanente des drames planétaires.

La diffusion de telles images et actions permet de créer un terrain favorable la vision globale d’un monde livré au chaos et l’injustice. En Inde, une Déesse, ou une légende, nous avons toujours le choix de l’interprétation, raconte que le monde sera livré un age de destruction. Cet age porte le nom de la Déesse, Kali. Il s’agit de l’age de Kali (le Kali yuga). J’ai ressenti, en voyant la télévision en Inde, que le monde se transformait l’identique de l’esprit sombre de ce personnage. Nous avons, justement, suffisamment d’images de films sombres pour bien comprendre la manière dont se répand la traînée de sang et de mort cathodique qui atteint le réel.via notre cerveau.
Est-ce l monde de Kali ? Ceux qui auront vu la pièce « Ganesha » joués plusieurs fois Anjaliom se souviendront du voile noir de Kali recouvrant l’univers, dans la juste mise en scène de la pièce.

Cette pollution mentale éloigne de l’action de la foi et de la possibilité d’accomplir un acte de transformation par la connaissance de l’esprit et retourne les sens vers ses objets. Cela contribue renforcer les aspects les moins évolués des tendances perverses qu’on peut rencontrer dans l’homme. A contrario le salut vient par la régénération de l’esprit et non par les actes pharisaïques la chair ou par les signes extérieurs d’appartenance religieuse. « Lorsque vous êtes sauvés par la foi, vous possédez réellement la pais en Dieu. Tous ceux qui suivent la voie de cette paix céleste sont destinés êtres sanctifiés dans le service éternel des enfants de toujours progressant du Dieu éternel. Dorénavant, ce n’est pas un devoir, mais plutôt votre privilège exalté, que de vous purifier de tous les maux du mental et du corps tandis que vous cherchez la perfection dans l’amour de Dieu ».


« Si donc vous naissez de Purusha (l’esprit), vous êtes délivrés pour toujours de l’esclavage conscient d’une vie de renoncement et de surveillance attentive des désirs de la chair. Vous êtes transférés dans le joyeux royaume de l’esprit d’où vous produisez spontanément les fruits de l’esprit dans votre vie quotidienne. Or les fruits de l’esprit sont les types supérieurs de contrôle de soi agréable et ennoblissant, allant jusqu’aux sommets de l’aboutissement des mortels terrestres – la véritable maîtrise de soi ».


Ce texte est le résultat d’un mélange de plusieurs sources (livres de sagesses) compilées.

* Le Lay (TF1) vend « du temps de cerveau humain disponible »
Publié le dimanche 11 juillet 2004

" Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation (...) de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. "

Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d’autres patrons dans un livre Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour) affirme [1] :

" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, vendre son produit (...).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est- dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons CocaCola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est l que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. "

- Sur ces déclarations, lire : « Quand les cerveaux ne pensent pas la pub, TF1 sort son revolver »

REFLEXION SUR LE MENTAL…suite 2

1 juin 2006, écrit par laurent

Réflexion sur le mental … (suite)



Imaginons une promenade entre la Bhagavad gîta et le Nouvel Evangile sur les bords du canal St Martin Paris

«
Pour celui en qui le Soi a conquis le moi, le Soi est un ami. Mai pour
celui qui n’a pas conquis son Soi, ce Soi lui-même agira en inimitié,
comme un ennemi. »

« À quiconque possède, il sera donné
davantage, et il possèdera abondamment ; mais, qui n’a rien, on
enlèvera même ce qu’il détient. On ne peut rester stagnant dans les
affaires du royaume éternel. »

« Que le yogi s’efforce de
constamment concentrer son mental (sur le Soi suprême) dans un lieu
solitaire et tout seul, maître de lui-même, pur de désirs et de
l’ardeur de posséder. »


« Mon Père (céleste) demande
tous ses enfants de croître en grâce et dans la connaissance de la
vérité. Vous, qui connaissez ces vérités, vous devez produire
l’accroissement des fruits de l’esprit et manifester un dévouement
croissant au service désintéressé de vos compagnons qui servent avec
vous. Souvenez-vous que, dans la mesure où vous servez le plus humble
de mes frères, c’est moi que vous rendez service. »

« Celui
dont le moi est harmonisé par le yoga voit le Soi présent dans tous les
êtres et tous les êtres dans le Soi ; partout il voit l’Unique. »

«
Vous avez reçu libéralement la vérité du ciel ; vous devriez donc la
donner libéralement et, par ce don, cette vérité se multipliera et
annoncera la lumière croissante de la grâce qui sauve, dès le moment où
vous la dispenserez. »


N’est-ce
pas merveilleux de faire se croiser ces deux paroles de sagesse, comme
deux amis se soutenant tour tour dans leur engouement pour la vérité.
Le yoga propose une pratique spirituelle et l’évangile un partage fraternel. Voil un équilibre de vie motivant.

Mais qu’elle est la situation sur la terre pour que l’être humain établisse un équilibre de vie motivant?
Il
est détourné par tous les moyens de ses visées spirituelles au profit
d’un brouhaha mental qui le plonge dans la confusion. Le mental des
personnes est manipulé afin d’emprisonner l’homme « l’insu de son
plein grès. »
- Je rassure tout de suite, je suis quelqu’un de
positif qui croit au triomphe de l’amour. L’issue dépend uniquement de
notre aptitude choisir. Le choix est simple donc la solution aussi.
Soyons positifs, c’est une question de temps. Mais soyons tout de même
lucides pour comprendre les tenant et les aboutissant pour agir en bien.

La
grande majorité des médias est passée maître dans l’art de la
manipulation mentale. La grande majorité de la classe dirigeante
participe la manipulation et un nombre incalculables de personnes se
donnent pour de l’argent, « l’insu de leur plein grès » au service de
ce lavement de cerveau collectif. Qu’on soit employé de banque, top
Model, acteur de cinéma, actionnaire au Cac 40, chef de rayon dans une
grande surface, biologiste dans un puissant laboratoire ou officier de
police Bagdad, les agents de la manipulation mentale se soumettent
par le réseau de l’argent.
code_prison.jpg

Comment
y échapper aujourd’hui ? Nous sommes les esclaves d’un immense système
d’exploitation par l’argent. Tout se paye. Naître, mourir, manger,
boire, dormir, se vêtir et bientôt respirer ?
Nous sommes prêt
beaucoup de concessions pour assouvir nos besoins vitaux, y compris
penser de façon très approximative, voir accepter la confusion et le
mensonge. Ma génération de la fac qui s’est lancée corps perdu dans
la société de consommation est déj au pied d’un mur de non-sens. Ceux
qui ont accepté les vues court terme de nos dirigeants aveugles sont
aujourd’hui dans l’impasse. Alcool, drogue, télévisions,
antidépresseurs, divorce, chômage, précarité, combien ont réussi
échapper ce caddie bien rempli de douceurs sociales ?

Ceux
qui rejettent toute spiritualité et ont pris des responsabilités dans
la société, ont envoyé leurs congénères vers d’obscures perspectives en
« isme ». Le pouvoir politique, religieux, scientifique, intellectuel,
tous les courants sont touchés. En France, on interdit les sectes comme
au temps de l’inquisition. Mais aussi la médecine naturelle et l’usage
des plantes. On va en prison parce qu’on arrache un épi de maïs,
exactement la raison pour laquelle on envoya Jésus Ben Joseph la
crucifixion. Il y a eu des soulèvements en France pour le Cpe et
silence pour les Ogm, alors que la santé de tous en dépend. On traîne
les gens sur des sujets pendant que d’autres plus importants sont
passés sous silence. La loi Perben II est l’anéantissement de l’idéal
démocratique, tout comme « patriot act » aux Usa. Tandis que vous lisez
ces lignes sur votre écran, vous et moi sommes susceptibles d’être
repérés pour des phrases interdites car des moteurs de recherches sont
programmés pour moucharder. Grâce Perben II, votre voisin peut vous
dénoncer pour terrorisme. Car quiconque s’oppose la… Enfin ! c’est
Brasil, le célébrissime film de Terry Gillian.


Comment
reprendre pied avec les perspectives toutes proches du début de la
lettre et la ballade sur le bord du canal ? Elles ont vite disparu pour
faire place la litanie des injustices et des hontes affichées de
notre comportement collectif. Rien de tel pour saper notre moral. La
phrase de la Bhagavad-Gîta écrite il y a de plus de 2000 ans prend
encore plus de sens aujourd’hui :
Que le yogi s’efforce de
constamment concentrer son mental (sur le Soi suprême) dans un lieu
solitaire et tout seul, maître de lui-même, pur de désirs et de
l’ardeur de posséder.

Loin de ces pensées de sagesse et de
motivation pour notre vie, notre mental évolue dans les eaux troubles
de l’information. On nous concocte des guerres inutiles avec des motifs
qui cachent la vérité. Prenons l’exemple récent de l’administration
américaine. Elle part en guerre contre Iraq, pour des raisons de
défenses contre des armes de destructions massives ; tout le monde a
compris que c’état pour le pétrole qu’elle faisait la guerre. Et bien,
Je dis que la raison du pétrole est un leurre aussi, pour détourner
l’attention tout comme les hypothétiques armes. C’est une manipulation
mentale de faire croire ou de laisser croire cette version. La raison
est plus cachée et profonde. Le pétrole est simplement l’appât qui a
permis d’engager des hommes et des responsables avides dans la guerre,
mais en aucun cas la raison véritable de l’invasion. On empile les
masques sur le visage de la vérité. Je ne donnerai pas ici ma version
des faits car l’intérêt ne sont pas mes opinions mais le processus de
dévoilement.
code_front.jpgLa petite BÊTE qui monte qui monte…

Pendant
que je débats de ces faits, j’ignore d’autres valeurs plus importantes
pour ma propre vie. J’oublie l’éthique et la vertue. Je perds du temps
et de l’énergie dans une occupation mentale qui reste tourné vers le
sol. C’est déj une victoire pour les entre-preneurs de notre pensée.
Le
terrain de bataille de l’humanité aujourd’hui c’est le champ inexploré
du mental humain. Selon le schéma traditionnel de nombreux textes
anciens et de textes de sagesses, le mental est une interface entre la
conscience humaine de soi ( qui est une réalité) et la conscience d’un
univers spirituel universel. Le mental conçoit l’esprit, ce qui
justifie pour chaque personne, le don d’un point focal divin et absolu,
l’esprit du Brahma.

Si l’on mine la santé mentale de
l’humain, si l’on pollue son mental, si l’on assèche la nourriture du
mental par l’ignorance, on obtient des êtres perdus dans leur vie et
dans leur motivation bien exister. Ils perdent la santé ou tout
simplement le plaisir vivre – ensemble. Il est facile de tromper les
hommes qui sont si fragiles. Les hommes sont nus ! Il faut des hommes
remarquables comme Job ou le Christ sur le mont Hermon pour résister
aux sophismes de tentations perverses. L’homme est courageux et prêt
défendre sa famille s’il le faut, mais il est difficile pour lui de
déjouer des piéges dont il est ignorant et naïf. « Un humain dont le
mental est uniquement tourné vers la conscience de sensations physiques
ne sauraient atteindre les niveaux spirituels. Cette sorte de mental
matériel manquerait totalement du sens des valeurs morales et serait
dépourvu du sens directeur de domination spirituelle, qui est si
essentiel pour unifier harmonieusement la personnalité dans le temps,
et qui est inséparable de la survie de la personnalité dans l’éternité.
»

Il suffit d’observer et d’étudier la nature pour comprendre
qu’elle n’est pas perverse. Elle est généreuse et belle. Elle se
comprend comme un tout. Elle se compose d’êtres, de choses et de
phénomènes qui concourent, dans la chaîne des espèces et la valse du
cosmos, l’harmonie de l’ensemble (selon une organisation dont le
philosophe Leibniz a dit qu’elle est préétablie). Maintenant, si l’on
regarde l’organisation mondiale de notre société, on décèle des
articulations perverses en de nombreux points stratégiques. Ces points
névralgiques enlisent l’humain dans le malheur. Ces points sont
entretenus dans l’illégalité contre l’éthique et menace la survie des
humains.
Les hommes de bonnes volontés ne cesse de dénoncer la
catastrophe en marche. On leur répond par le cynisme des actions encore
plus scandaleuses venir :
– Vous nous dites que la guerre en Irak
était inutile et qu’elle est devenue une tuerie d’innocents, on vous
répond que nous préparons la même en pire, en Iran – Et l’heure où je
vous parle un des responsables de cette tragédie humaine continue avec
arrogance de manier le mensonge devant un parterre de journaliste et
signifie son péché aux yeux du monde averti.
Car dans l’ordre de
choses, si l’erreur est humaine et inhérente notre libre-arbitre. On
peut considérer l’erreur comme une réponse inadaptée une
sollicitation de la réalité. La répétition de l’erreur engendre le mal.
Le mal fait vibrer les parois de l’environnement universel du monde. Le
péché est la résistance intentionnelle la réalité divine – un choix
conscient de s’opposer au progrès spirituel. Et le pire, c’est
l’iniquité, l’affirmation de soi dans le mal et le défi ouvert et
persistant la réalité spirituelle connue.

Dans une famille
lorsqu’un membre fait du mal, c’est toute la famille qui en souffre,
ici c’est la même chose. Le monde souffre de l’iniquité d’humains ayant
décidé de s’adonner au péché.
Je fais une parenthèse ici, pour dire
que je suis conscient que le mot mal et le mot péché sont deux termes
tabous du vocabulaire français de notre époque. Un sentiment de gêne
savamment préparé par l’histoire contemporaine, renvoie ces deux mots
aux rebus. C’est justement le fruit d’une organisation des mentalités
qui écarte le possible dévoilement de méthodes iniques, alors trop
visibles. De l’école jusqu’aux entreprises, ce langage est réservé aux
peu crédibles « bondieusard ». Dans les cercles de la pensée autorisée
(disait Coluche) on confond facilement République laïque et discours
athée. Et pour bien ajouter la confusion, aux USA, c’est exactement
le contraire, le président ne jure que par Dieu. Comment voir clair au
milieu de tout cela ?


Ecarter
les instruments de la vérité est en tous les cas la meilleure manière
d’obtenir ignorance et confusion chez les hommes et maintenir la
tension permet de resserrer l’étau sur la tête des enfants de ce monde.
Dans quel but ? ce pourrait être le sujet aborder dans un autre
article.


Faut-il dire alors que seules les personnes au
mental entraîné réussissent garder une intégrité face aux trafic de
l’argent et de l’information ? faut-il dire que la solution pour sortir
de l’impasse dans laquelle se trouvent le monde, la civilisation et
l’être humain est la culture du mental ? En tous les cas, c’est mon
point de vue et c’est ce qui motive mes réflexions sur les divers
aspects du mental. Il aura fallu quelques lettres, huit exactement,
pour que se dévoile le champ exploratoire de la revue sur le mental qui
partir du mois prochain sera édité sur le blog d’Anjaliom et non plus
sur la lettre.
La lettre sera maintenant des news et seulement des news.

Nous
sommes pour des actions positives et nous ferons toujours en sorte de
nous donner les moyens de les connaître et de les pratiquer. Le yoga
est Anjaliom la base de notre pratique et de nos actions. Alors
rendez vous sur le tapis de pratique pour engager notre être dans
l’accomplissement du service divin.

L.D